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Le chat halluciné

  • La cuisine de San Sebastian

    Mes amis le savent : je suis à la cuisine ce que Kim Kardashian est au bon goût. Si je donne le change en confectionnant des plats simples, je ne peux vraiment pas me vanter d'être un maître derrière les fourneaux. Lorsque je suis censé faire plus compliqué que des spaghettis bolognaise, j'en ai aussitôt des sueurs froides. Et ma famille m'a bien assez taquiné là-dessus, lorsque je tentais un plat un peu plus élaboré. Du coup, ils m'ont offert il y a quelques mois un cours de cuisine qui se déroulait à Nice. Et je m'y suis rendu cette semaine. Aujourd'hui, je peux le dire : j'ai sérieusement upgradé mes compétences dans le domaine. Le chef cuistot qui nous a guidés était apparemment un jeune passionné, riche de quelques années d' expériences dans des cuisines célèbres. Le programme du cours visait à réaliser un menu avec entrée plat dessert, qu'on pouvait ensuite déguster dans le restaurant même. Parmi les trois plat que j'ai pu réaliser, il y en a un qui me remplit de fierté : un minestrone de fruits exotiques, avec émulsion de coriandre. Réussir ce plat n'a pas été une sinécure. Mais les efforts en valaient la peine, et le plat était plaisant et délicieux au-delà de ce que vous pouvez imaginer. Un plaisir qui fondait sur la langue. A mon sens, il était impeccable : le visuel, la disposition, sa saveur... J'aurais voulu le proposer à ma famille, pour admirer leur surprise. Je compte d'ailleurs leur en faire un, en espérant que je n'aie pas eu la chance du débutant lors de l'atelier ! Le chef cuistot m'a même fait des compliments dessus, c'est dire. L'espace d' un moment, j'ai eu l'impression d'avoir gagné une manche dans Masterchef ! Chacun d'entre nous a au final goûté son oeuvre autour d'une table, agrémentée d'un peu de vin. L'atelier était vraiment excellent. J'ai profité du reste de mon après-midi pour connaître un peu mieux le centre-ville de Nice, que je connaissais à ma grande surprise très peu. J'y vais chaque mois pour le travail, mais prends rarement le temps de visiter. J'ai même arpenté des artères dans lesquelles je n'étais encore jamais allé. Le vieux quartier offre un dépaysement intéressant. Cette excursion était d'autant plus profitable en cette journée légèrement venteuse qu'elle permettait de digérer le succulent gueuleton mitonné par un nouveau chef ! Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de cette expérience de atelier de cuisine à San Sebastian.

  • Les tendances des plateformes d’art en ligne

    Pas moins de 81% des plateformes d’art en ligne estiment que la consolidation se poursuivra (contre 71% en 2017), et la majorité d’entre elles (57%) pense que cette consolidation prendra la forme de fusions verticales (des sociétés intervenant dans différents segments de la chaîne de valeur). En janvier 2018, Paddle8 a annoncé sa fusion avec The Native, une entreprise suisse de technologie et d’e-commerce, et son adoption prochaine de la technologie de la blockchain. Le mois suivant, c’était au tour de Sotheby’s d’annoncer qu’elle avait acquis Viyet, un marchand en ligne de mobilier design, d’objets ménagers vintage et anciens, élargissant ainsi toujours plus ses activités au-delà des enchères et des ventes privées pour cibler des clients plus jeunes et plus axés sur les technologies numériques. Suivant la même tendance, Auction Technology Group (ATG), propriétaire du site thesaleroom.com, a annoncé à la fin du mois de février 2018 sa fusion avec le portail allemand de vente d’objets d’art et d’antiquités lot-tissimo. com, pour accroître ses investissements dans la technologie et le marketing afin d’attirer plus d’enchérisseurs. Les rapports de force sur le marché de l’art en ligne se sont inversés ces dernières années, les plateformes de vente en ligne exclusives cédant du terrain par rapport aux marchands d’art traditionnels qui ont rapidement adopté la technologie. Heritage Auction illustre parfaitement cette tendance, ayant généré un volume d’activités en ligne considérable, à savoir la moitié de ces ventes totales, pour un montant de 438,3 millions $. Si nous ajoutons les chiffres de Sotheby’s et Christie’s, alors plus de 833 millions $ des ventes d’art en ligne (19,7% du total) sont représentés par ses seuls trois acteurs. Entre les plateformes d’art en ligne qui sont dépendantes de la qualité de leur catalogue et les marchands d’art traditionnels qui doivent renforcer leur présence en ligne, il est probable que nous observions une convergence accélérée entre les marchands pratiquant exclusivement la vente en ligne et les marchands d’art traditionnels dans les prochaines années. La croissance des nouveaux partenariats entre les plateformes en ligne comme Artsy, Invaluable et LiveAuctioneer et les marchands d’art traditionnels (maisons de vente et galeries) est un signe de cette nouvelle tendance du secteur.

  • La courbe de Phillips est-elle encore un instrument d’analyse pertinent ?

    Des recherches menées récemment par le Système européen de banques centrales laissent penser que c’est le cas. Le graphique A montre les prévisions hors échantillon de la hausse de l’IPCH hors énergie et produits alimentaires, réalisées à partir d’un vaste ensemble de modèles de référence de la courbe de Phillips, dépendant des résultats effectifs de différentes mesures des anticipations d’inflation et de la sous-utilisation des capacités productives, ainsi que des évolutions des prix à l’importation. La fourchette des estimations est relativement large, indiquant une incertitude élevée du modèle. Néanmoins, au cours de la période sous revue, la dynamique de l’inflation a été relativement conforme aux résultats que cette série de modèles aurait prédits, ce qui plaide en faveur du bien-fondé de la courbe de Phillips comme modèle permettant de comprendre la dynamique de l’inflation. Cependant, l’inflation a oscillé plus près de la fourchette basse, soulignant l’influence d’autres facteurs dont la plupart des modèles considérés ne rendent pas compte. La tendance générale des différents modèles de la courbe de Phillips à surestimer l’inflation laisse penser que les modèles de référence ne permettent pas de refléter l’incidence de plusieurs facteurs, notamment une possible erreur de mesure de la sous-utilisation des capacités domestiques ou des anticipations d’inflation, un impact plus fort de facteurs mondiaux (au-delà de ce qui est couvert par les prix à l’importation) ou une modification de la réponse de l’inflation à la sous-utilisation des capacités (c’est-à-dire la pente de la courbe de Phillips). La sous-utilisation des capacités domestiques ne peut pas être observée et elle est multidimensionnelle. Considérer plusieurs indicateurs de cette sous-utilisation permet de se prémunir contre le risque d’erreur de mesure, mais cela ne l’élimine pas. Le fait que la hausse de l’IPCH hors énergie et produits alimentaires ait oscillé plus près de la fourchette basse des modèles de la courbe de Phillips pourrait suggérer que la sous-utilisation des capacités productives dans l’économie a été plus importante. En effet, le taux de chômage a diminué, mais la part des personnes sous-employées (c’est-à-dire celles travaillant à temps partiel qui souhaiteraient travailler un plus grand nombre d’heures, ainsi que les travailleurs découragés) a augmenté après la Grande récession, sans que cette évolution soit entièrement appréhendée par le taux de chômage observé. En outre, les modèles traditionnels de la courbe de Phillips, qui incluent uniquement la sous-utilisation des capacités domestiques, pourraient omettre un impact plus vaste des évolutions mondiales via la hausse de l’intégration économique et la contestabilité des marchés du travail et des biens et services. Cette théorie est difficile à démontrer de façon empirique, car on ne dispose que d’un appui limité en faveur de l’inclusion, dans les analyses de la courbe de Phillips, de mesures de la sous-utilisation des capacités de production au niveau mondial et de mesures de l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales lorsque l’on étudie l’inflation dans la zone euro. Enfin, la surestimation de l’inflation par le modèle standard pourrait refléter une baisse des rigidités nominales imputable aux récentes réformes structurelles, telles que celles liées à la diminution de la couverture par une convention collective. Il est possible que cela ait entraîné une variation de la pente de la courbe de Phillips, mais, en pratique, il est statistiquement difficile de distinguer les modifications de cette pente d’une erreur de mesure de la sous-utilisation des capacités productives. En résumé, même si les modèles traditionnels permettent une bonne compréhension des facteurs à l’origine de l’inflation dans la zone euro, ils ne rendent pas totalement compte de la complexité de l’environnement économique actuel dans la genèse de l’inflation. Néanmoins, le sous-emploi des capacités productives reste un facteur pertinent et, dans la zone euro, le rebond de l’activité économique devrait faire progressivement remonter l’inflation sous-jacente.